Une Petite Histoire D’une Petite Chose – Nehir Dalkılıç

Aujourd’hui, c’est le premier jour de l’école. Aujourd’hui, c’est mon jour. J’y pensé depuis mon existence. Surtout, hier soir… Hier soir, j’étais si excité que je dansais dans  cette ambiance obscure et resserrée. Pourquoi? J’allais travailler pour la première fois. Je serai apprécié pour la première fois. Pour la première fois, je serai “moi”.

 

Ce matin, je me suis levé tôt avec la sonnerie du réveille-matin. J’étais très énergique, mais de l’extérieur j’étais plat comme un bâton. Ma tenue colorée dansait avec le bleu, le jaune et le rouge. Quand je m’excitais en regardant ma tenue, j’ai entendu une voix: la voix de Rose. Ma meilleure amie, ma confidente… Elle est venue joyeusement. J’étais sûr qu’elle me choisirait parmi tout le monde. J’allais lui donner ma main, j’apprendrai les nouvelles avec elle. Contrairement aux autres, j’étais coloré et vif. Et puis, j’étais grand de taille. J’étais parfait pour Rose.

 

Après un voyage resserré, dynamique et amusant; nous sommes arrivés à l’école. Moi et mes collègues, nous n’avons rien vu à l’intérieur. Mais les tissus étais mince, donc nous pouvions tout entendre. Les mots de Rose, la voix douce de sa maman, les rires des enfants… Nous avons entendu les nouveaux amis de Rose. Contrairement à mes collègues, je n’ai pas aimé ces “nouveaux amis”. Spécialement, Cécile… Les autres ne pensaient pas comme moi, ils s’intéressaient seulement à la leçon. Comme des égoïstes! Et moi, je pensais à Rose. Toutes ces moues étaient pour elle, pour qu’elle choisisse des amis mieux.

 

Avec la sonnerie, je me suis détaché de mes pensées et de mes sentiments négatifs. Rose allait trouver sa classe, allait rejoindre la cérémonie du matin et allait choisir une bonne place pour nous. Ensuite, elle allait jouer avec moi, allait écrire; nous allions écouter le professeur et allions passer cette belle journée ensemble. Ah, j’espère qu’elle s’est trouvée une place près du tableau noir pour ne pas avoir de problème de vue.

 

J’avais les yeux écarquillés quand j’ai senti les doigts de Rose mais… Oh mon Dieu! Rose était assise avec cette fille stupide, Cécile. Ouf, j’allais passer toute ma journée avec Cécile et Rose qui allaient lui parler au lieu de s’intéresser à moi. Peut-être à cause de cette fille, Rose ne pouvait pas écouter la leçon. Mais c’était le premier jour!

 

Pendant que je regardais le professeur, Rose a commencé à écrire. Je n’arrivais pas à lire, mais Rose était plus grande que moi et elle savait plus que moi. Pendant la leçon, elle m’a aidé à écrire et m’a dirigé. J’ai pensé que notre relation devenait plus solide.

Quand la cloche a sonné, Rose n’est pas sorti. Elle a continué à écrire et resté avec moi. Mais Cécile ne lui a pas permis. Elle m’a pris de côté et elle a tiré Rose au-dehors. Et moi, j’ai regardé la porte. Rose! Elle m’a laissé seul! Tout seul! Je voulais retourner à notre table. J’ai essayé de me relever mais je n’ai pas pu. Je me suis assis et j’ai commencé à observer d’autres écoliers.

 

Ils étaient très grands pour moi mais leurs voix semblaient à des miaulement de  chat. Quelques écoliers jetaient mes collègues les uns sur les autres et ils les cassaient. Ah! Quelqu’un a mordu mon collègue! Je n’y croyais pas. C’était une situation effrayante!

 

Je n’ai pas pu supporter ces enfants terrifiants donc, j’ai décidé de me cacher sous la table. Avant de me cacher, un garçon m’a remarqué et il a commencé à jouer avec moi. Son admiration m’a plu mais cet enfant m’a heurté donc j’ai eu peur de lui. Aussi peu plus tard, il s’est ennuyé et m’a jeté par terre. Je me suis retrouvé au sol et j’ai essayé de me relever. Je devais trouver Rose pour aller chez elle. J’étais mort de peur comme un fou. Et je voulais partir. Soudain, quelqu’un m’a levé. Quand je l’ai regardé avec curiosité, j’ai réalisé que ce n’était pas Rose, c’était Cécile! Elle m’a regardé pendant longtemps et à la fin, elle m’a jeté à la poubelle, avec un sourire nerveux. Je suis tombé… Je suis tombé… Je suis tombé dans l’obscurité. J’avais peur. J’étais couvert  de déchets. Tout le monde se moquait de moi… J’ai commencé à pleurer silencieusement.

 

Quand je pleurais, j’ai entendu une voix: “Cécile, est-ce que tu vois mon stylo? Mon stylo coloré… Je ne peux pas le trouver.” Voilà! Rose me cherchait. Elle avait remarqué mon absence immédiatement. Elle m’a manqué! Cécile, la fille hypocrite a répondu avec une voix d’ange: “Non, Rose, il était ici. Je suis entré dans la classe avec toi donc je ne sais pas.” Menteuse! Tu m’as jeté ici!.. Rose! S’il te plait entend ma voix, mon cri. Je suis coincé dans ces déchets. Sauve-moi!

 

Rose n’a pas entendu mes cris. Les quelques mots de Cécile avait soulagé son inquiétude. Elle ne me cherchait plus! Peut-être qu’elle ne m’avait jamais aimé. Tandis qu’elle m’avait acheté, elle était si heureuse… Donc, elle avait menti, comme Cécile! Je lui avait fait confiance, je l’avais cru! C’est pourquoi, je m’allongeais dans la poubelle, en étant couvert de désespoir.

 

La sonnerie a sonné, les écoliers parlaient, les professeurs enseignaient… Finalement, tout le monde était rentrés chez eux un par un. Et moi? Je n’ai plus eu de maison. J’étais seul. J’allais mourir seul. J’ai fermé mes yeux pour mourir mais en ce moment-là, j’ai senti un mouvement: Un vieil homme m’a retrouvé. Je suppose qu’il était technicien de surface, il était pauvre et fatigué mais ses yeux ont brillé quand il m’a vu. Il m’a empoché. J’ai regardé désespérément autour de moi, dans sa poche. Oui, il m’a aimé mais je n’avais plus de but pour vivre. Rose m’a quitté. Je n’allais plus rire.

Ce vieil homme m’a apporté chez lui. sa maison était ancienne, très petite et un peu froide. Mais, il y avait le bonheur. Et j’ai vu ce bonheur dans les yeux de la petite fille de ce vieil homme, dans ses yeux brillants. Cette petite fille maigre m’a réjoui tout de suite. Elle a animé mes couleurs fanées. Cette petite fille m’avait vraiment aimé. Et je l’ai aimé aussi.

 

J’étais heureux depuis que je suis arrivé dans cette petite maison. J’étais précieux à leurs yeux. Je me sentais utile. Cette petite fille, Alice, veillait à moi tous les jours, elle jouait, écrirait avec moi. Elle m’emmenait à l’école,seulement moi! J’étais à elle et elle était à moi. Eh, vous savez ce qu’on dit: L’ordure d’un homme est le trésor d’un autre.

 

Nehir Dalkılıç 12D 921